I'm your worst nightmare !

I'm your worst nightmare !

jeudi 10 décembre 2009

Baby, I'm weird.


Le jour, je lutte pour garder mes yeux ouvert, la nuit, je lutte pour essayer de les fermer. Être insomniaque, c'est déboussolant, il parait que c'est dû à trop de stress, ou un trouble psychologique, quelque chose qui vous bouffe un peu plus chaque jour. Être insomniaque, c'est être privé de rêve, plus aucun moyen de s'évader, plus de voyage spirituel, plus d'idylle imaginaire. Ne plus avoir accès au rêves, c'est comme un semblent de suicide mental, car l'individu n'a plus rien pour surmonter les dures épreuves de son quotidien, en gros vous n'avez plus rien a quoi vous accrocher. Alors vous tombez dans un état dépressif, le gout des choses ne vous importe plus, vous ne vous préoccupez de rien, c'est le mal qui s'occupe de vous. Il séduit vôtre âme et l'entraine dans un trou profond, et noir dont vous sortirez difficilement. Tout vous est égal, même vôtre propre personne, vous vous dégoutez, vous ne mangez plus non plus, c'est trop fatiguant, mais pour combler tout ce manque, que faites-vous ? Rien ? Impossible, alors vous fumez (trop), et vous buvez ( trop aussi) pour vous sortir mentalement et parfois même physiquement de cet état de spleen permanent qui vous retient, qui vous emprisonne. Vous vous sentez piégé, et vous avez l'impression que seul les drogues peuvent vous aider a penser que votre mort est un état secondaire. En résumer, l'insomnie entraine votre perte total, alors on vous oblige a rendre visite a vôtre médecin, qui vous prescrit des médicaments plus ou moins fort, qui vous rendrons dépendant, mais cette dépendance ne fait que s'accumuler avec votre principale dépendance aux drogues, et toutes ces dépendances font de vous un être considéré comme " bizarre", "a côté de la plaque" par la société qui vous entoure, ce qui vous éloigne de toute relation sociale, et puisque plus rien ne vous retient, si ce n'est ces fortes dépendances, celle-ci aussi finissent par vous trahir, et engendre votre mort. C'est la fin, The End, et pas une Happy End non. On vous allonge entre quatre planches de bois, puis on vous met sous terre, pour tenir compagnie aux asticots et autre bestioles. Et ainsi, quelque années plus tard, personne ne se rappel de vous, de votre début d'existence plutôt reussi, de votre sourire, personne ne se rappel que vous étiez une personne aimante, et aimé, qui contrôlais sa vie.

C'est triste, mais j'ai une nouvelle a vous annoncer:
Je suis insomniaque.

Margaux-Lou,
Ou la jeune fille dépréssive.

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